Repenser la construction de l’Afrique avec audace et renégocier nos destins par Basse NDOYE

Merci à l’ami trouvé sur FB. Comme quoi la pensée généreuse peut se retrouver partout et ensemble nous parviendrons à amorcer une dynamique. PBC

«Nous sommes interpellés aujourd’hui plus que par le passé, dans notre habilité à identifier et à construire nous-mêmes de l’intérieur, des valeurs culturelles qui confortent notre capacité de résister ou de renégocier nos destins. L’excellence culturelle et esthétique est à notre portée sans ajouter au poids de la dette. Il nous appartient de réexplorer avec l’audace et la perspicacité nécessaires les formes de pensée, d’existence, ainsi que les pratiques sociales que la réappropriation de nos destins exige. Le salut de nos pays, faut-il le rappeler, n’est pas dans le volume des financements que les « nantis » nous consentent contre davantage de mutisme et de subordination. Il est dans le courage politique d’analyser la situation dans sa globalité, dans la volonté et l’honnêteté de la gérer en toute transparence, dans l’intérêt des citoyens et avec eux.» Aminata Traoré, L’Étau page 129

«C’est dans l’organisation, le travail, le patriotisme, la discipline, la compréhension des enjeux géopolitiques et géostratégiques, l’autonomie de pensée et d’action, que les Africains pourront commencer leur développement socio-économique. Les diverses”coopérations”, les divers “partenariats”, etc., ne donneront rien de sérieux sans un contexte de sursaut national, sans une réceptivité interne collective, sans mobilisation préalable des volontés nationales sollicitées pour le bien collectif. L’éducation, l’explication, la conviction, l’espoir, la discipline collective sur l’essentiel, doivent précéder tout “partenariat”, pour réussir, tant soit peu. L’essentiel ne sera pas fait par autrui, mais par les Africains eux-mêmes.» Obenga. T

« En Occident, la barbarie n’est pas faite d’intolérance et d’obscurantisme, mais d’arrogance et d’insensibilité. L’armée américaine déboule dans l’antique Mésopotamie comme un hippopotame dans un champ de tulipes. Au nom de la liberté, de la démocratie, de la légitime défense et des droits de l’homme, on maltraite, on démolit, on tue… Sept cent mille morts plus tard, on se retirera avec un vague mot d’excuse. On a dépensé près d’un trillion de dollars, et selon certaines estimations deux ou trois fois plus, mais le pays que l’on a occupé est plus pauvre qu’avant. On a voulu combattre le terrorisme, mais celui-ci n’a jamais été aussi florissant…On a prétendu instaurer la démocratie, mais on s’y est pris de telle manière que la notion elle-même en a été pour longtemps déconsidérée. » Amin Maalouf

Bosse Ndiaye