Une vue de la réunion d’Afripol à Alger ce 15 octobre 2018. © AFP/RYAD KRAMDI

Organisation de coopération policière du continent, Afripol renforce sa vocation de faire travailler ensemble plus de quarante pays africains « contre le terrorisme, le crime organisé et les crimes électroniques ».

PAR LE POINT AFRIQUE (AVEC AFP)

L’information a été donnée à Alger par le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA). Plus de 40 pays africains travaillent désormais ensemble via Afripol. La concrétisation en est l’existence de bureaux de liaison dans quarante pays, comme l’a souligné Smail Chergui à l’ouverture de la 2e assemblée générale d’Afripol, regroupant les chefs de police des États membres.

 

Un accord de coopération en janvier 2019

Afripol va « concentrer ses efforts sur la lutte contre le terrorisme, les crimes transnationaux et les crimes électroniques » et signera en janvier « un accord de coopération avec » Interpol, a ajouté M. Chergui. Le ministre algérien de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a de son côté appelé à « une approche africaine commune de coopération […] et d’échanges » afin de faire face aux principaux défis du continent en matière de sécurité que sont « le terrorisme, la traite d’êtres humains, le trafic de drogues et la cybercriminalité ». Pour rappel, l’idée d’Afripol, destiné à favoriser l’échange de renseignements entre polices nationales du continent africain, a germé en 2013 lors d’une réunion d’Interpol à Oran, à 400 kilomètres à l’ouest d’Alger. Afripol, dont le siège est à Alger, a tenu sa première assemblée générale en 2017, déjà dans la capitale algérienne.