Accra : un cachet particulier au bord de l’Atlantique. © Jbdodane / FlickrCC

Bordant l’océan Atlantique, Accra est une capitale où il fait bon vivre. Anglais, Américains, Togolais, Français et bien d’autres s’y sont installés. Immersion.

Par Stéphanie Asare | Le Point Afrique

Stabilité politique, opportunités économiques mais aussi hospitalité incontestable des Ghanéens font d’Accra une capitale unique en Afrique. On vous accueille chaleureusement par un « akwaaba », qui signifie « bienvenue » en twi (dialecte parlé chez les Akans).

S’installer et se déplacer dans Accra

Airport Residential Area, Labone, Cantonments, Osu, Spintex et East Legon sont les quartiers les plus prisés d’Accra, car situés à proximité du centre-ville où se trouvent la plupart des divertissements. Les hôtels haut de gamme, Airbnb et chambres d’hôtes y sont légion. En revanche, il est préférable d’avoir un bon réseau ou un budget important (1 000 à 3 000 euros par mois) pour y louer une villa ou un appartement confortable.

La métropole ne manque pas de taxis, de MetroMass ou Ayalolo (bus publics) et surtout de « tro-tro », les traditionnels minibus très pratiques et moins onéreux que les taxis. Un conseil, cependant, pour échapper aux embouteillages : éviter les heures de pointe.

Visiter et profiter de la vie culturelle et artistique

Accra fourmille de lieux passionnants. Le Musée national du Ghana, situé à Adabraka, retrace l’histoire complète du pays. Plus au sud, le plus grand marché de la capitale, Makola, impressionne par sa quantité de produits disponibles. À deux pas, sur la route principale qui porte le nom du défunt président professeur John Atta Mills, on découvre le mausolée et le musée-mémorial de Kwame-Nkrumah, premier président du Ghana. La visite s’enchaîne sur le centre d’art (Art Center) et l’Independence Square, l’impressionnante place de l’Indépendance où se déroulent les investitures présidentielles et les événements de grande affluence.

On y hèle facilement un taxi ou un tro-tro pour continuer la balade à Jamestown, ce quartier de pêcheurs qui était autrefois le centre de l’administration coloniale. Son fort d’esclaves (Ussher Fort) et son phare, donnant une vue panoramique sur la capitale, y sont très célèbres. Jamestown, c’est aussi le quartier où se déroule chaque été le populaire festival de street art : Chale Wote.

Accra, ville d’art

La scène artistique ghanéenne connaît une renaissance. La Fondation Nubuke et le centre culturel ANO soutiennent les artistes en partageant le fruit de leur travail. Au fil des années, l’Alliance française est également devenue une adresse incontournable par la qualité des activités culturelles et concerts de highlife, une musique traditionnelle ghanéenne, qu’elle propose.

Sortir le soir et le week-end

Direction Osu, le quartier le plus branché de la capitale. On y savoure des plats traditionnels ghanéens chez Asanka local, ou plutôt occidentaux chez Mamma Mia. Sa rue principale, la Oxford Street, est constituée de centres commerciaux et de divers magasins de vente d’objets de souvenirs. À la tombée de la nuit, elle offre un second visage, lorsque les noctambules bouillonnant d’énergie s’y rassemblent pour faire la fiesta dans les meilleurs bars et boîtes de nuit du vendredi soir au dimanche matin.

Dimanche, enfin. Accra est au ralenti. C’est donc le moment idéal pour explorer l’apaisant Jardin botanique d’Aburi, situé à 40 km au nord d’Accra, ou pour se détendre face à la mer. Labadi Beach est la plage la plus connue, mais est loin d’être la plus belle, contrairement à Kokrobite ou les plages privées de Bojo Beach et Sankofa Beach qui offrent un cadre plus paradisiaque et relaxant. Alors, tenté par le voyage ?