La Tunisenne Azza Besbes recevant son prix de Femme francophone de l’année 2018 des mains d’Anne Hidaldo, la maire de Paris, lors du 38e Congrès de l’AIMF à Lille, en France, le 5 novembre 2018. A droite de la photo, la Rwandaise Félicité Rwemarika, l’autre lauréate. © DR
 
L’escrimeuse tunisienne, vice-championne du monde, et la vice-présidente du Comité olympique rwandais ont été désignées « femmes francophones de l’année 2018 ».
PAR MALICK DIAWARA

C’est dans le cadre du 38e Congrès de l’AIMF (Association internationale des maires francophones), à Lille, dans la soirée du lundi 5 au mardi 6 novembre 2018, que l’événement a eu lieu. Dans la dynamique du thème choisi pour cette manifestation, à savoir « le sport, ses valeurs en ville », Azza Besbes, la Tunisienne, et Félicité Rwemarika, la Rwandaise, ont donc été primées pour leur engagement à mettre le sport au service du développement des territoires.

Azza Besbes, un parcours d’engagement à dominante sportive

Née il y a 28 ans à Abou Dhabi, Azza Besbes a été élevée dans un environnement d’éducateurs rigoureux et surtout de sportifs de haut niveau. Ses parents autant que son frère et ses trois sœurs sont des personnalités de tout premier plan du sport et de l’escrime tunisiens. Pratiquant le sabre individuel, Azza Besbes a réussi à monter jusqu’à la 7e place mondiale de sa discipline. C’était en 2011. Depuis, elle s’est donné le temps et les moyens de concilier le haut niveau aussi bien pour son sport que pour ses études. Diplômée en finance de la prestigieuse École supérieure de commerce de Paris, ESCP Europe, elle exerce aujourd’hui ses talents à EY, l’un des quatre plus grands cabinets d’audit et de conseil aux entreprises du monde.

Félicité Rwemarika, un parcours d’engagement à dominante sociale

Au même titre qu’Azza Besbes, une Rwandaise a été distinguée femme francophone de l’année 2018. Il s’agit de Félicité Rwemarika, première vice-présidente du Comité national olympique et sportif du Rwanda et surtout fondatrice, présidente et représentante légale de l’Association des femmes sportives de Kigali et présidente, entre autres responsabilités, de la commission du football féminin de la Fédération rwandaise de football.

 
Félicité Rwemarika recevant son prix d’Anne Hidalgo, la maire de Paris. lors du 38e Congrès de l’AIMF le 5 novembre 2018 à Lille. © DR


Infirmière de profession également diplômée en administration des affaires du Cambridge College Online, cette femme, née en 1958, est engagée sur de multiples fronts, associatif et d’engagement social, liés à l’égalité des genres et à la sensibilisation au sport. Membre de la commission sport et société active du Comité international olympique (CIO), elle est membre de l’association Ashoka depuis 2012, a obtenu le prix de la Stars Foundation et de Girls Collective en 2015 ainsi que le trophée « Femme et sport » du CIO pour le continent africain en 2016.

Pour revenir au 38e Congrès de l’AIMF (Association internationale des maires francophones), il a eu lieu en présence de plusieurs personnalités, à l’instar des maires de Paris, de Lille, Anne Hidalgo et Martine Aubry, de Roxana Maracineanu, ministre des Sports en France, mais aussi de Soham El Wardini, récemment élue maire de Dakar en remplacement de Khalifa Sall, actuellement en détention à Dakar. Devenue vice-présidente de l’AIMF au cours de ce congrès, elle a dédié « cette nouvelle victoire à tous les Sénégalais, et particulièrement à [son] frère et maire Khalifa Ababacar Sall ».